Mercredi 21 septembre 2005
Journée type (Plus facile à dire qu’ « étape type »…)
Avant le départ, j’avais pensé faire des étapes de +- 80km. Je roulerais tôt le matin jusque vers 12h. Après le repas de midi, je me reposerais pendant les heures
chaudes pour repartir vers 18h. Il me resterait alors une vingtaine de kilomètres à faire pour arriver à l’étape. Cela me semblait une bonne façon de rouler et surtout d’éviter la chaleur (je
suis parti pendant la semaine de canicule du mois de juin…).
J’ai donc mis ce timing en pratique dès le premier jour. J’ai tout de suite compris que ce n’était pas la bonne solution.
D’abord, le repos de l’après midi n’est pas vraiment du repos (inconfort, impossibilité de profiter de toutes ses affaires sous peine d’un fastidieux
déballage-remballage des sacoches…).
Et surtout, quelques heures de repos, c’est trop et pas assez ! Il est très difficile de repartir à 18h, et les derniers kilomètres sont très
durs !
En fait, j’ai appliqué une autre recette qui s’est avéré être la bonne.
Je me levais très tôt, environ une heure avant le soleil ! C’est le temps qu’il me fallait pour boire un café (ah, le café du matin !), manger un petit
bout, et replier le camp. Quand j’avais fini, il était un peu plus de 5h30 et il faisait suffisamment clair pour démarrer.
Je roulais alors sans arrêt jusqu’à… l’heure de l’ouverture des magasins… Je re-petit déjeunais (rien de pire en vélo que la fringale !), à ce moment j’avais
roulé entre 50 et 60km, la moitié de l’étape était passée.
Je terminais alors d’une traite, avec éventuellement un petit arrêt boisson vers 11h.
Entre 13 et 14h, mon étape était faite. Je disposais alors du reste de la journée pour vraiment me reposer, faire quelques courses, visiter l’endroit et me préparer
un vrai repas le soir. Je me couchais très tôt, vers 20h30.
Cet horaire me permettait d’être en forme le matin et de me réveiller spontanément vers 4h30.
Je l’ai appliqué chaque jour jusqu’à mon arrivée à Essaouira.
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