Mercredi 21 septembre 2005


SELLES-SUR-CHER - LE BLANC
103km
6h22, moy.: 16.1km/h





Les éclairs ont éclairé le ciel une grande partie de la nuit. Mais pas une goutte d'eau n'est tombée. Je crois avoir eu de la chance, car la radio parlait pour cette nuit d'orages violents dans le Loiret.
Je me lève à 5h30. Malgré l'orage, la nuit a été bonne... mais trop courte! J'ai du mal à me lever.
Je bois mon café... Ca va déjà mieux. Je mange un bout. Devinez quoi? Gagné! Pain et VQR. J'en mangerai encore beaucoup durant ce voyage de la VQR...
Normal, c'est le seul fromage qui supporte un voyage à vélo par 35 degrés... J'ai essayé avec un Saint Nectaire, il a quitté son emballage après seulement une heure!

Mon moral est bon ce matin. Aujourd'hui est un grand jour: je vais passer le 500ème kilomètre!

Cela arrive à Valençais, juste devant la grille du château. Je ralenti et à 500km juste, je donne 5 coups de sonnette pour marquer l'évênement!
Après l'exitation du passage de cette ligne imaginaire, je me sens tout à coup fatigué. Mon moral, si bon ce matin baisse d'un coup.
Je peine de plus en plus, les jambes n'en veulent plus!
Je ne sais pas profiter du paysage pourtant exceptionnel de la Brenne.
Je m'arrête bien au bord de quelques étangs pour observer les milliers d'oiseaux aquatiques qui s'y ébattent, mais le coeur n'y est pas.

Vers 10 heures, je fais halte à Buzançais pour un "brunch" au bord de la route. Je mange une baguette avec du paté, de la salade et des cerises.
Normalement, je devrais m'arrêter à Maizière-en-Brenne pour l'étape d'aujourd'hui. Il n'est que midi quand j'y arrive.
J'ai parcouru 80km...et Le Blanc est à 29km... Incorrigible, je décide bien sûr d'y aller!
Qu'est-ce qui m'empêche de m'arrêter? Pourquoi est-ce que, chaque jour, je dois faire 20 ou 30km de plus que l'étape prévue?

Il refait très chaud. Je m'arrête tous les 10 kilomètres. C'est très dur. A partir de maintenant, promis, juré, je ne dépasserai plus l'étape prévue!
J'arrive à Le Blanc vers 15 heures. Le camping est assez difficile à trouver, et en plus, il est très loin de la ville. Je ne retournerai pas faire de courses aujourd'hui. Je n'en ai pas le courage. Je mangerai ce qu'il me reste.

Le  camp est désert. Pas de gardien. Seul un écriteau accueille les voyageurs: "Installez-vous, à demain!". Le camp est vaste, bien ombragé.
Je m'installe donc, me douche et... repos! Ce soir, j'ai une pensée spéciale pour ma petite fille de 3 ans qui donne sa première fête scolaire. Je n'y suis pas! C'est peut-être cela qui a influé sur mon moral aujourd'hui?

Souper frugal ce soir... Que reste-t-il de consommable dans le fond de ces sacoches?
Une demi baguette pas très fringante, une boîte de pâté de foie, un reste de salade, une vieille tomate et un litre de lait normalement destiné au petit-déjeuner de demain.
Au diable l'avarice, je mange le tout!

La rivière du jour: la Creuse! Et dire que le premier jour, je m'étais bien dit de ne plus dormir près des cours d'eau...

Demain je ferai une étape plus courte, car je crois que la fatigue commence à s'accumuler.
Et pour être sûr de ne pas la dépasser, j'ai
entouré mon but sur la carte: ce sera Confolens, à 84km d'ici. Je dormirai donc demain au bord de la... (voir demain!).
  
 



Hier...   Demain...

 

Par Michel - Publié dans : Etapes en France
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Commentaires

Si tu me le permets, je me reconnais dans ta "goinfritude" ! Quand je pars marcher, j'ai une joie immense à pouvoir me laisser gouverner par ma gourmandise !
Commentaire n°1 posté par Romain le 07/11/2008 à 11h33

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